Défense de l’imam de la critique et de l’éloge

Défense de l’imam de la critique et de l’éloge : Réponse à Lazhar Seniqra

Cheikh’ Omar Al-Hâjj Mas’oud – qu’Allah le préserve

> Traduction : AbdelMalik Abou ‘AbderRahman Al-Faransi.


UIkit

Traduction française de la défense du grand savant Cheikh Rabî’ -qu’Allah le préserve- par Cheikh’ Omar Al-Hâjj Mas’oud -qu’Allah le récompense en bien- contre 5 accusations graves (5 en 49 sec d’audio !) et mensongères de Lazhar Seniqrah. Ceci est une preuve supplémentaire parmi les nombreuses preuves qui indiquent que les gens de science ont eu raison de mettre en garde contre lui et contre ses jugements fallacieux basés sur sa méthodologie déviante. Qu’Allah récompense nos savants et leurs élèves pour leur défense de la religion et des savants qui l’enseignent à la communauté !


Défense de l’imam de la critique et de l’éloge
دفاع عن إمام الجرح والتعديل


Certes les dernières paroles provenant de Azhar Seniqra – qu’Allah nous guide ainsi que lui-même – contiennent un mauvais comportement évident ainsi qu’une diffamation claire et un rabaissement abject du Cheikh Rabī’. Ainsi l’audio de quarante-neuf secondes (c’est-à-dire moins d’une minute) contient cinq diffamations concernant l’imam de la critique et de l’éloge, et elles sont les suivantes :

1- « Il n’est pas au niveau de Cheikh Al-Fawzān » afin de se permettre de parler sur Ibn Hādī et de le critiquer. Ce sont des propos étranges que nous n’avons pas eu l’habitude d’entendre jusqu’à maintenant. Est-ce que toi ô Azhar, tu es au niveau de Cheikh Abd el Ghani Aoussat par exemple afin de te permettre de critiquer les Machāyikhs et les étudiants et de t’opposer à eux !?

De plus, les deux Cheikh que sont Rabī’ et Al-Fawzān sont pour nous des grands savants vers qui nous revenons, chacun d’entre eux ayant son domaine de spécialité et de prédilection. Ainsi, faire que l’un des deux soit plus grand que l’autre n’a aucun sens si ce n’est de diffamer, de rabaisser et de rejeter les jugements et les recommandations.

Et c’est ce qu’a voulu Azhar dans sa prétention que Rabī’ n’est pas au niveau d’Al-Fawzān. Tout cela ne lui est d’aucune utilité car Al-Fawzān n’accepte pas – et cela avec certitude – leur nouvelle voie, les propos tenus par le Cheikh (qu’Allah le préserve) étant bien connus.

Ainsi, le but voulu est de fuir des conseils de Cheikh Rabī’ et de se débarrasser de ses jugements, et rien d’autre que cela.

2- « Il a parlé faussement », c’est-à-dire : qu’il est devenu une personne qui parle avec le faux et suit les passions. Ceci est un mensonge vide d’argument et rien ne t’a poussé à cela si ce n’est qu’il t’a conseillé ainsi qu’Ibn Hādī et qu’il a mis en garde contre vous deux jusqu’à ce que vous reveniez vers la réconciliation et le rassemblement avec vos frères et que vous repreniez l’entraide avec eux dans la bonté et la piété.

Et puis comment aurait-il pu parler faussement alors qu’il n’a fait que réciter les versets du Noble Coran et qu’il mit en lumière le statut de celui qui accuse autrui de fornication et de ce qui s’en suit. Allah le Très-Haut a dit (dans le sens des versets) : « Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers, à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et se réforment, car Allah est Pardonneur et Très Miséricordieux. » [La lumière : 5-6].

3- « Il a dit au sujet d’Ibn Hādī ce que l’on ne dirait pas au sujet du moindre des musulmans et que l’on ne dirait qu’au sujet d’un mécréant », c’est-à-dire sa parole : « Il s’est opposé à Allah et à Son Messager », alors que ce qui est connu est que Cheikh Rabī’ a dit : « Quiconque prend position avec Muhammad Ibn Hādī sera alors opposé à Allah et à Son Messager. » (Regarde sur le site sahab assalafiyya).

Et Azhar à chaque fois dit : Cheikh Rabī’ a dit au sujet d’Ibn Hādī…

Qu’il corrige alors ses données.

Puis d’où sors-tu que celui qui s’oppose à Allah et à Son Messager est seulement le mécréant ? Cela, tu le sors de ton sac et du fait que tu ne lis pas les paroles des gens de science, car ils font la distinction entre l’opposition totale qui implique la mécréance et la sortie de la religion et l’opposition partielle qui induit à l’innovation et la perversion, et n’induit pas à la mécréance majeure, comme l’a stipulé Cheikh An-Najmī – qu’Allah lui fasse miséricorde – dans les annotations qu’il a faites à l’épitre des trois fondements, ainsi que d’autres que lui parmi les savants.

Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit dans « As-Sārim Al-Masloūl » (p. 30) : « Les grands péchés font partie des branches de l’opposition à Allah et à Son Messager. Ainsi, celui qui les commet sera en opposition d’un point de vue, même s’il est allié à Allah et à Son Messager d’un autre point de vue. »

Et Cheikh Al-‘Outheymīne utilisa ce terme pour désigner celui qui a divorcé son épouse par trois fois en une assise afin de ne pas être amené à la reprendre, ainsi que celui qui a chassé son fils de la maison car il s’est laissé pousser la barbe.

Cheikh Al-Fawzān, de même, comme on peut le trouver sur son site internet officiel a dit : « Ainsi Allah a honoré les gens de science et a fait leurs éloges, de même que le Messager (صلى الله عليه وسلم) les a honorés et a fait leurs éloges. Vient ensuite une personne qui les rabaisse, éloigne les gens d’eux et les mentionne par des descriptions répréhensibles. Celui-là est en contradiction avec Allah et avec Son Messager, en opposition à Allah et à Son Messager, il trompe les musulmans. Il est obligatoire de faire attention à ces choses-là. »

Nul n’ignore qu’accuser le musulman de fornication est un grand péché, dont la gravité n’est pas moindre pour le croyant que certains péchés mentionnés précédemment.

Ce qui est étonnant, c’est que Azhar lui-même a utilisé ce terme pour désigner un acte beaucoup moins grave que l’accusation de fornication. Il a dit : « Ces mosquées qu’il nous a été ordonné de construire suivant la manière prophétique, sans aucune contradiction, sans aucun ornement, car il y’a en cela une opposition à Allah et à Son Messager, ainsi que la dépense et le gâchis des biens des musulmans… »

Est-ce qu’il va se repentir d’avoir excommunié (Takfīr) les musulmans – compte tenu de ce qu’il a stipulé dans son audio – qui gâchent l’argent des bienfaisants et de ceux qui dépensent pour la construction des mosquées !?

4- « Il a commis un acte grave », c’est-à-dire qu’il a prononcé des propos gravissimes ainsi qu’une accusation sévère qui ne sied pas à celui qui occupe la responsabilité d’émettre des critiques religieuses. Et cela revient à l’accuser – qu’Allah le préserve – d’être injuste et de ne pas faire preuve d’équité, alors qu’il a parlé en se basant sur des preuves et des arguments évidents.

5- « Il n’est pas revenu sur cet acte grave qu’il a commis », c’est-à-dire qu’il a commis une injustice, en a pris conscience, puis a persévéré dans cela et ne s’est pas repenti.

Est-ce ainsi que l’on parle aux savants et que l’on se tient face aux gens méritoires ? Est-ce que le savant, le combattant dans le sentier d’Allah, le conseiller, l’éducateur, fait preuve d’injustice et transgresse le droit d’autrui ? Est-il devenu ignorant de la critique et de l’éloge alors qu’il en est l’imam chez toi et chez autrui !?

Certes, le Cheikh Rabī’ n’a parlé au sujet d’Ibn Hādī qu’en fonction de ce qu’il considère de lui, en se basant sur des preuves et des arguments évidents. Comment peut-on dire avec une telle insolence : Il a commis un acte grave et il ne s’en est pas repenti ?

Ces accusations diffamatoires s’ajoutent à ce qui a précédé de Azhar : « Il va et vient difficilement », c’est-à-dire : Il est âgé et fatigué, « on lui fait des lavages », c’est-à-dire : des lavages de cerveau, « Il a un entourage mauvais », « Il est entouré de mauvaises personnes », « On lui dit des mensonges et il les accepte », « S’il parle en mal de nous il va être la cause de sa propre chute » …

Et je ne pense pas qu’il aurait pensé à ce genre de paroles si le suivi des passions, la volonté de l’emporter sur autrui, l’amour propre, la vanité, l’arrogance et l’orgueil ne s’étaient pas immiscés. C’est par cela qu’a été rejeté la vérité enjointe par Ar-Rabī’ et ses frères les savants. Certes Azhar aspira à ce qu’il (Cheikh Rabī’) soit dans leur rang (avec eux) et qu’il les conforte dans la voie qu’ils empruntèrent, cependant – qu’Allah le rétribue de tout bien – il ne parla qu’avec vérité et prit la défense des oppressés.

Et que la personne douée de raison médite la parole d’Allah le Très-Haut au sujet des juifs (dans les sens du verset) : « Est-ce que chaque fois qu’un Messager vous apportait des vérités contraires à vos désirs, vous vous enfliez d’orgueil ? Vous traitiez les uns d’imposteurs et vous tuiez les autres. » [La vache : 87].

Ainsi, les passions empêchent la personne de voir la vérité et le poussent à la refuser.

Cheikh Al-Islam a dit dans « Minhāj As-Sounnah » (6/302) : « Certes, les passions rendent aveugle et sourd. L’adepte des passions accepte ce qui est en accord à ses passions sans aucune preuve qui implique de l’accepter et il rejette ce qui contredit ses passions sans aucune preuve qui implique de le rejeter. »

Ô mon frère, fait ton examen de conscience et repens-toi à ton Seigneur et réforme ce qu’il y a entre toi et tes savants, « Certes Allah aime les repentants et Il aime ceux qui se purifient » [La vache : 222].

Et prends garde à faire partie de ceux au sujet desquels tu as dit : « Cheikh Rabī’ et le reste des savants de la Sounnah qui exposent la vérité sont une épreuve pour les gens à notre époque, ne commet une diffamation envers eux, ni ne dévalue l’importance d’être de bon comportement envers eux qu’un adepte des passions en proie aux troubles, ou une personne sectaire putréfiée pleine de rancoeur. »

Ô Allah pardonne-nous et accepte notre repentir, certes Tu es Le Pardonneur et L’Accueillant au repentir.


Ecrit par : Omar Ibn Messaoud El-Hadj Messaoud – La nuit de mardi le 9 Ramadān 1440 du calendrier de l’hégire. Le 13 mais 2019 du calendrier grégorien. Traduit par : AbdelMalik Abou ‘AbderRahman Al-Faransi